Rien de tel qu’une sortie en autocar pour sortir des sentiers battus (Chartreuse, Bauges, Belledone) !

Donc lundi 6 juillet nous avons pris la direction du plateau des Glières, au nord-est d’Annecy. Cela n’est d’ailleurs pas très loin, à peine 100 kilomètres, mais les 30 derniers sont loin d’être droits… Estomacs sensibles attention !

Rendez-vous à 7 heures à la Gâche pour les uns et à 7 heures 15 à Barraux pour les autres. Tout le monde semblait pressé d’y aller car en à peine 10 minutes tout était chargé, y compris les glacières du goûter. D’ailleurs en écoutant les conversations des uns et des autres, on peut se demander si la motivation de certains n’était pas plutôt coté stomacal… Donc « Fouette cocher ! » Cochère plutôt, car c’est une charmante conductrice qui nous a emmenés.

Pendant la montée finale, j’aurais voulu vous faire un petit rappel sur l’histoire du plateau, mais le microphone faisait de la résistance... (peut-être était il de fabrication allemande?) Mais vous n’y échapperez pas pour autant !

Revenons en 1943, avec des maquis dans tous les massifs montagneux des Alpes, y compris en Haute-Savoie. Début 1944 ceux de ce département se regroupent sur le plateau des Glières propice au parachutage d’armes venant d’Angleterre. Les résistants reçoivent effectivement 3 parachutage entre la mi février et la mi-mars. Évidemment cela ne plaît pas à la garnison allemande installée à Annecy, qui encercle puis attaque le plateau le 26 mars. Les résistants essuient de lourdes pertes, puis se dispersent et rejoignent tant bien que mal leurs maquis d’origine, pour y continuer le combat.

Le 6 juin 1944 a lieu le débarquement de Normandie.

Le 1er août, deux mille homes remontent sur le plateau pour réceptionner un parachutage massif : une centaine de tonnes d’armes. Deux jours plus tard ils reprennent le combat pour couper les voies d’accès, empêcher les mouvements des renforts allemands et leur repli vers le nord de l’Italie.

Les résistants obtiennent la reddition de la garnison d’Annecy le 19 août et les derniers combats cessent en Maurienne et en Tarentaise fin septembre.

Un monument commémorant les combats des Glières a été inauguré en 1973. Il y a également un petit musée qui projette un film retraçant l’histoire des lieux, hélas il était fermé le lundi. 

Mais revenons à nos randonneurs. L’autocar arrive sur le plateau vers 9h30.
Trois groupes sont organisés : lundi avec Michèle et Isabelle, mardi avec Alain S et Pierre, jeudi avec Daniel et moi-même. Nous avions reconnu nos randonnées juste un mois avant.

Le ciel est au beau fixe, la température douce : 18 degrés avec un petit vent qui nous aide bien à supporter le soleil déjà chaud.

Pour ce circuit que nous avait concocté René nous étions 10 valeureux marcheurs du club.
Après une petite reconnaissance avec Pierre et Éliane le 11 juin histoire de ne pas partir dans l’inconnu, car je ne connaissais pas ce massif, nous voila donc parti après presque 2 heures de car où certains ont fini leur nuit !

Il est 9h35 et le soleil tape déjà...les chapeaux et les lunettes sont de sortie ! Heureusement la montée se fait dans la forêt à l’ombre. Et arrivé sur la montagne des Auges et les chalets des Auges là...plus d’arbres et donc plus d’ombre ! Les chalets forment un charmant petit hameau perdu en pleine montagne avec une vue sur les Aravis, le Mont Blanc et tous les massifs environnants.

Puis une grande descente nous attend vers le col de la Buffaz et remontée vers les chalets de l’Ovine où nous avions projeté le pic-nique. Manque de bol...le troupeau de moutons est là ! Avec bien sur les charmants chiens d’accompagnement (patous et bergers d’Anatolie) Du coup le pic-nique est repoussé un peu plus loin et Marie-Louise a faim !...

Finalement nous faisons cette pause pique-nique au col de l’Ovine et après cette pause il reste encore la montée à la pointe de Puvat...l’objectif de la sortie ! Et la montée c’est des passages où il faut mettre les mains comme on dit. Pierre et Louis nous attendent au col en gardant nos sacs. Après cette petite séance « d’escalade »   toute l’équipe est redescendue.






Il ne reste plus qu’à  rejoindre le chemin de montée et le car où nous attendent quelques boissons fraîches qui sont les bienvenues !…

Une bien belle balade de 14km et 800m de dénivelé positif autour du plateau des Gliéres avec un temps bien chaud mais supportable à cette altitude.

Les participants : Patricia, Éliane, Marie-Louise, Geneviève, Louis, Pierre, Philippe, Marc, Jean et moi-même.

La Pointe de PUVAT par les chalets des AUGES et le chalet de l’OVINE
par Alain Sturni

Sur le plateau des Glières

La Commanderie
par Isabelle

23 au départ, 23 à l’arrivée !!!

Michèle et Isabelle ont fait découvrir, à ce petit groupe de randonneurs, le plateau des Glières avec son monument en hommage aux résistants, à  travers bois et forêt, champs et prairies verdoyants et fleuris.

Nous pensions  nous rafraîchir par la traversée d’un ruisseau ; déception, juste un mince filet d’eau coulait, pas besoin de bottes !!!!

Tout à coup des ventres ont crié famine !!!! Nous avons fait la pause déjeuner à l’ombre des arbres avant de poursuivre la randonnée dans la joie et la bonne humeur.

Un goûter, organisé par Chantal et Sandrine, et des boissons fraîches nous attendaient à l’arrivée ! Tous étaient ravis de cette belle journée. 

Le Pas du Loup par la Chapelle
signé René

Le groupe du jeudi commence sa randonnée par une petite descente, mais rassurez-vous ça va remonter plus tard car il faut bien faire les 470 mètres de dénivelé. Nous faisons une large boucle sur le plateau, pas si plat que ça d’ailleurs. Au bout coté sud c’est la pause banane (ou autres) devant la chapelle de Notre-Dame des Neiges.


Puis le chemin commence à monter au milieu des prairies et des troupeaux de vaches, car nous sommes au pays du Reblochon. Tiens, une ferme qui vend des fromages, oui mais de chèvres !  La fermière arrive juste à point et certaines d’entre nous repartent avec un sac parfumé. Ce soir les fromages seront bien murs ! Ça monte, ça monte… l’ombre est rare ou occupée par des vaches.


Finalement nous trouvons un bosquet libre pour notre casse-croûte vers le Pas du Loup. A ma montre il était « Robert et 35 minutes » (les habitués comprendront…) mais la montée était finie. Qu’il est bon ce casse-croûte en plein air !


Après le café et les madeleines « spécial René », j’ai proposé une nouvelle montée (100 m de dénivelé) vers les chalets des Auges. Nous sommes partis à sept admirer de nouveaux paysages pendant une petite heure.

De retour au lieu de repos du reste du groupe, nous avons pris la descente, principalement dans les bois et donc au frais. Le temps sec a facilité notre passage dans une zone d’ordinaire bien boueuse et encombrée de racines. Et nous voici de retour au car à 15h 30. Mission accomplie.

Certains, les mêmes, vont voir de près le mémorial avant le goûter (qui ne semble pas être notre priorité). Nous avons parcouru au total environ 11 km et 315 mètres pour l’option courte, 16 km et 470 mètres pour l’option longue. 

Tout le monde était de retour au car avant 16 heures pour… la fameux goûter. Les biscuits ont eu un certain succès, mais les boissons se sont littéralement évaporées ! Grand merci à nos intendantes !

16 h 30 on ferme la porte du car, un dernier coup d’œil au mémorial et direction Barraux. C’est curieux comme les randonneurs étaient beaucoup plus silencieux qu’à l’aller. Que c’est agréable l’air conditionné quand même !

Un arrêt à la Gâche et les derniers quittent le bus à Barraux après à peine deux heures de route. Dommage les rues du village ne sont pas climatisées !

NB mardi matin l’alerte canicule est passée de jaune à orange. Non, je dirais pas que nous avons eu chaud, mais que nous sommes passés juste à coté de l’annulation.

Notre prochaine sortie en autocar est déjà prévue début septembre, en direction des Ménuires cette fois. Surveillez bien votre messagerie !

René

PS: Renseignement pris auprès de Robert, les Compagnons de la Marche étaient déja venus sur le plateau.....  il y a environ 15 ans.